L’île de Santorin est mondialement connue pour ses maisons blanches accrochées aux falaises et ses couchers de soleil légendaires. Et justement, ce joyau des Cyclades fait face à un défi majeur : le surtourisme.
Chaque année, près de deux millions de visiteurs déferlent sur cette petite île volcanique qui ne compte que 15 000 habitants permanents. Cette affluence massive soulève une question légitime : peut-on encore apprécier la magie de Santorin dans ces conditions ?
L’ampleur du problème
Les images de foules compactes dans les ruelles d’Oia, les files d’attente interminables pour photographier les coupoles bleues emblématiques et les hordes de croisiéristes débarquant simultanément ont fait le tour des réseaux sociaux.
En haute saison, certains quartiers de Santorin deviennent littéralement impraticables, transformant l’expérience romantique promise en véritable parcours du combattant. Au passage, les prix ont explosé, l’authenticité s’efface peu à peu derrière les boutiques de souvenirs, et l’infrastructure locale montre des signes de fatigue.
Des solutions encourageantes
Face à cette situation, les autorités grecques ont commencé à réagir. Des limitations du nombre de croisiéristes pouvant débarquer simultanément sont progressivement mises en place.
L’île encourage également une redistribution des flux touristiques vers des villages moins connus comme Pyrgos ou Megalochori, qui offrent une atmosphère plus authentique et paisible.
Profiter autrement de Santorin
Oui, il est encore possible de profiter de Santorin, mais cela demande de la stratégie. Nous avons d’ailleurs demandé quelques conseils à l’équipe de Ma Valise Parfaite, le site qui aide à bien organiser son voyage. Leur première recommandation concerne la période de l’année : privilégier la basse saison, notamment avril-mai ou septembre-octobre, permet d’éviter les foules tout en profitant d’un climat agréable et de tarifs plus doux.
Explorer l’île tôt le matin ou en fin d’après-midi peut aussi offrir des moments de tranquillité insoupçonnés. Séjourner dans les villages de l’intérieur ou sur la côte est, loin des sites ultra-touristiques, garantit aussi une expérience plus authentique.
Les randonnées le long de la caldeira, la visite des domaines viticoles produisant l’assyrtiko local, ou encore la découverte du site archéologique d’Akrotiri permettent d’appréhender une autre facette de l’île, loin des sentiers battus.

Un équilibre à trouver
Santorin reste une destination exceptionnelle qui mérite sa renommée. La clé réside dans une approche responsable et réfléchie du voyage. En choisissant ses périodes, ses horaires et ses lieux de séjour avec discernement, mais aussi en respectant l’environnement et les communautés locales, il est tout à fait possible de vivre une expérience mémorable.
L’île n’a pas perdu sa beauté, elle demande simplement aux visiteurs de s’adapter pour la préserver et en profiter pleinement.



